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Répertoire

Rencontre européenne pour les jeunes soeurs dominicaines

Les 14 et 15 février dernier s’est tenue la rencontre annuelle européenne des jeunes dominicaines. Sœur Catharina Al, de Nimègue (NL), s’est rendue à Paris et à Tours pour un programme alternant rencontres, excursions, prières, conférences, pèlerinages vers des lieux et des personnalités dominicaines célèbres.

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Photo de groupe des jeunes dominicaines venues de toute l’Europe.Rangée du haut, quatrième à partir de la droite : sœur Catharina Al. © Dominicaines de la Sainte Famille.

La rencontre était organisée par la section européenne de la Confédération internationale des sœurs dominicaines (DSIC). La DSIC favorise les contacts et la collaboration entre les congrégations et encourage les rencontres mutuelles.

Chaque continent dispose de sa propre section. Cela est important, car de nombreuses sœurs dominicaines actives relèvent du Tiers-Ordre et, contrairement aux Dominicains, sont réparties dans le monde entier au sein de 148 (!) congrégations, chacune disposant de sa propre direction et de son histoire.

« C’est très agréable d’entendre parler des vocations des unes et des autres et de la manière dont vivent les jeunes sœurs dans tous ces lieux différents, ainsi que des difficultés rencontrées. Les sœurs venaient de partout : d’Irlande, de République tchèque, d’Allemagne et d’Italie. Certaines congrégations, comme les Dominicaines de la Présentation, comptent environ mille sœurs dans le monde. D’autres sont plus petites. Notre propre congrégation compte actuellement 21 sœurs », explique Sœur Catharina Al.

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Selfie de groupe © Soeur Catharina, AI

Soeur Catharina AI

Dominicaine de la Sainte Famille

“ Cela me fait toujours du bien de parler avec des personnes qui partagent la même vocation, mais qui vivent dans un autre pays, exercent un autre travail, portent ou non l’habit, ou prient différemment.”

Sa congrégation, les Dominicaines de la Sainte Famille, n’est pas affiliée à une fédération internationale. « Cela présente des avantages, comme la flexibilité et peu de bureaucratie, mais aussi des inconvénients, par exemple en matière de formations et de maisons d’étude disponibles. Les rencontres internationales permettent de partager des expériences et de rechercher des collaborations. »

Cette quatrième rencontre était destinée à la plus jeune génération de sœurs, encore dépourvues de fonctions de direction. L’objectif était de trouver un nouvel élan, de recevoir de l’inspiration et de se rencontrer mutuellement. Des conférences et des moments de prière communs ont eu lieu, ainsi que des temps d’échange. La prochaine rencontre sera destinée aux sœurs de cinquante ans et plus, qui exercent des responsabilités dans les congrégations.

« C’était pour moi la quatrième rencontre. Cela me fait toujours du bien de parler avec des personnes qui partagent la même vocation, mais qui vivent dans un autre pays, exercent un autre travail, portent ou non l’habit, ou prient différemment », souligne Sœur Catharina.

Notre-Dame

Soeur Catharina a voyagé de nuit en bus depuis Nimègue (Pays-Bas) et est arrivée le matin à Paris. Avant même le début du programme, elle s’est rendue au sanctuaire de la Rue du Bac. Ont suivi un déjeuner commun au couvent des Dominicaines de la Présentation et une visite à Notre-Dame de Paris. Le vendredi après-midi, la couronne d’épines y était exposée. « C’était très impressionnant. Nous y avons prié les mystères douloureux du rosaire. »

Le lendemain, le groupe a pris le train pour Tours, où a été donnée une conférence sur l’espérance. « Certaines sœurs se demandaient comment continuer après la clôture de l’Année jubilaire, qui avait pour thème l’espérance. À Tours, on nous a raconté combien de gens avaient participé à la reconstruction de Notre-Dame, et qu’on avait même recueilli plus que nécessaire. Cela a attiré à nouveau l’attention de toute la France sur l’importance du christianisme et de l’Église. Un véritable signe d’espérance. »

« L’espérance chrétienne est réelle »

A Tours, les sœurs ont visité la tombe de saint Martin et assisté à la messe sur place. Des sœurs dominicaines retraitées étaient également présentes. L’une d’elles a raconté la vie de saint Martin : « J’ai été profondément touchée par l’image du manteau. C’est un appel si puissant à aider les pauvres, même si l’on ne donne que la moitié d’un vêtement. Pour les pauvres, cela fait la différence entre la vie et la mort. C’est ainsi que nous nous aidons mutuellement à travers la vie. L’espérance chrétienne est réelle. »

Une autre conférence portait sur Dominicans for Justice and Peace, une branche de l’Ordre qui se consacre à la justice et à la paix. « Comment pouvons-nous contribuer à une société juste, afin de maintenir l’espérance dans la vie quotidienne ? L’une des sœurs est promotrice de cette mission à l’échelle mondiale et nous en a parlé. »

Accompagnement des étudiants

De jeunes sœurs, notamment celles venues de République tchèque, ont parlé de leur situation. La fin du communisme y a entraîné un renouveau du christianisme et de nouvelles vocations. Elles sont encore très impliquées dans l’enseignement, mais se consacrent aussi à l’accompagnement des étudiants et à l’encadrement de pèlerinages. Cela a inspiré Sœur Catharina : « Aujourd’hui, beaucoup d’étudiants ne viennent plus des familles catholiques comme leurs prédécesseurs. Ils doivent se débrouiller seuls dans un monde assez difficile. Ce que nous pouvons leur offrir, c’est une oreille attentive. Quelqu’un qui s’enquiert de leur bien-être, pas seulement de leurs études. L’aspect humain est essentiel. »

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Un peu de tourisme à Paris pour les jeunes dominicaines © Soeur Catharina, AI

Journée des jeunes religieuses

Le même week-end, plus près de chez elles, Soeur Nadia et Soeur Mariëlle ont participé à la Journée des jeunes religieuses à l’abbaye Koningsoord à Schaarsbergen (près de Arnhem, Pays-Bas) – une belle occasion de rencontrer également de jeunes religieuses aux Pays-Bas. Une conférence y a été donnée par un « prêtre médiatique », Roderick Vonhögen, et des réflexions ont suivi sur la manière dont les jeunes religieuses peuvent gérer l’attention des médias.

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Les jeunes religieuses néerlandaises posent devant l'abbaye de Koningsoord à Schaarsbergen. © Roderick Vonhögen