Françoise Tulkens
Docteure en droit, licenciée en criminologie et agrégée de l’enseignement supérieur, Françoise Tulkens a été professeure à l’Université de Louvain et a enseigné, tant en Belgique qu’à l’étranger, le droit pénal général et spécial, le droit pénal comparé et européen, le droit de la protection de la jeunesse ainsi que les systèmes de protection des droits de l’homme. Elle a été présidente de l’Ecole de Criminologue et du Département de droit pénal et de criminologie. Juge à la Cour européenne des droits de l’homme de novembre 1998 à septembre 2012, elle a assumé les fonctions de présidente de Section et de vice-présidente de la Cour. Depuis 2011, elle est membre associée de l’Académie royale de Belgique (Classe Technologie et Société). De 2011 à 2015, elle a présidé la Fondation Roi Baudouin. En septembre 2012, elle a été nommée membre du Comité consultatif des Nations Unies sur les droits de l’homme au Kosovo (Human Rights Advisory Panel for Kosovo). Depuis 2016 elle est successivement vice-présidente et présidente de la Commission fédérale de déontologie. En 2017, elle a été présidente du Tribunal International Monsanto organisé par la société civile à La Haye. Elle est actuellement experte de la Commission interministérielle sur le droit des femmes. Elle est docteure honoris causa des Universités de Genève, Limoges, Ottawa, Gand, Liège et Brighton.
Droit et pauvreté
Les droits fondamentaux face aux enjeux de notre temps
Les droits fondamentaux sont au cœur de l’État de droit et de la démocratie. Mais au-delà des principes juridiques, comment s’exercent-ils concrètement face aux grands défis de notre société ?
Dans cette série de six capsules, Françoise Tulkens examine la manière dont le droit protège les libertés et les personnes dans des domaines aussi essentiels que la démocratie et l’État de droit, les migrations, les droits des femmes, la pauvreté, le climat ou encore la liberté d’expression.
À travers ces différentes questions, elle montre que le droit n’est pas une réalité abstraite : il constitue un instrument de protection et de justice, mais aussi un lieu de débats et de choix de société. Une réflexion sur la manière dont nos droits fondamentaux peuvent continuer à donner corps aux valeurs démocratiques dans un monde en profonde transformation.