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27ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 27ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

« Une femme d'un certain âge expliquait à son psychologue qu'elle avait pu vivre en Amour pendant cinquante ans parce qu'elle avait eu cinq maris. Le psychologue crut alors qu'elle avait été mariée avec cinq hommes différents, mais elle continua: ‘Lorsque nous nous sommes mariés, il était un jeune homme idéaliste, fort et vigoureux. Il s'est ensuite transformé en travailleur acharné. Au début, je n'aimais pas cet homme qui travaillait trop, mais j'ai appris à le connaître et à l'aimer. Puis, j'ai rencontré un homme en pleine crise de la quarantaine: il s'est désintéressé du travail et a découvert de nouveau intérêts, que j'ai appris à apprécier aussi. Finalement, il est devenu ce vieil homme plissé et bedonnant qui partage maintenant ma vie. Je ne vois plus du tout le jeune homme que j'ai épousé il y cinquante ans, mais j'apprécie maintenant sa sagesse et je suis retombée une cinquième fois en amour avec lui’ ».

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28ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 28ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

Cet homme riche, était-il si parfait que cela ? Il nous dit qu’il a toujours respecté les commandements. En d’autres termes, il n’a jamais fait le mal. Mais a-t-il fait le bien ? A-t-il rendu service à l’un ou à l’autre ? S’est-il inquiété de l’un ou de l’autre ? Ou a-t-il tout simplement fait son devoir ? Il n’aime pas qu’on le dérange. Il n’aime pas se déranger pour les autres. Sa maison est bien rangée, mais elle est froide. Sa petite vie est bien réglée, mais elle est vide. Et le malheureux se tourne vers le Seigneur et il lui demande : « que dois-je faire pour être heureux ? » Et le Christ lui répond : « quitte tout et suis-moi. »

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25ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 25ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

Quelle étonnante remarque ! Jésus est en Galilée et il ne veut pas qu’on le sache. Mais alors pourquoi est-il donc venu sur terre, si c’est pour rester caché ? Et d’ailleurs sa venue sur terre aurait pu être un peu plus médiatique. Quelle idée de naître à Bethléem, de grandir à Nazareth et de rester trente ans chez ses parents ! Jésus fait tout à l’envers. Au lieu de se montrer au grand public et de profiter de la publicité produite par quelques beaux miracles spectaculaires, il préfère rester caché. C’est que Jésus a tout d’abord peur d’une mauvaise publicité, d’une publicité trompeuse. Il n’est pas venu pour guérir tous les malades de son village, ni pour soigner notre dépression ou combler notre solitude. Le christianisme n’est pas une assurance pour le bonheur ou pour le confort. Regardez Jésus et les apôtres : leur vie n’a pas été une sinécure. Tous, ils ont connu la trahison, l’abandon, la solitude, le supplice et la mort. La vie de Jésus comme celle des apôtres n’apparaissent pas vraiment comme un modèle à imiter ou un idéal à suivre. Et le symbole du christianisme nous le rappelle. Ce n’est pas un fauteuil confortable dans un salon luxueusement aménagé. C’est la croix, qui symbolise le christianisme, un instrument de supplice réservé aux esclaves révoltés ou aux dangereux gladiateurs. Vous vous souvenez que les Romains ont crucifié Spartacus et ses compagnons sur la route entre Rome et Naples. Non, le christianisme n’est pas une assurance pour le confort. Il est un appel à se transformer et à transformer les autres.

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24ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 24ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

« Pour vous, qui suis-je ? » Voilà bien la question que chacun d’entre nous, nous posons à notre conjoint, à notre frère, à notre sœur, à nos parents, à nos enfants. « Pour vous, qui suis-je ? » N’est-ce pas la question que nous voyons dans les yeux des migrants échoués sur une plage, recueillis dans un bateau en mer, repoussés par des agents à une frontière ? N’est-ce pas la question muette que pose la présence de jeunes étudiants étrangers, ici à Louvain-la-Neuve ? Leurs papiers sont en règle, leur inscription est régularisée, mais ils n’ont pas de bourse, ils n’ont pas d’ami. « Pour vous, qui suis-je ? » C’est la question de tant d’hommes et de femmes arrivés à un certain âge nous posent à nous, qui sommes installés à Louvain-la-Neuve, ou partout ailleurs. Quel accueil réservons-nous à ces nouveau-venus ? Certes, il ne faut pas les envahir, ni les heurter par une débordante générosité. Mais il n’est pas interdit de leur sourire, de les saluer et, comme le petit prince avec son renard, de nous apprivoiser les uns les autres.

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