Quand nous sommes à la messe, nous passons la première partie de la liturgie à écouter et à méditer la Parole de Dieu, mais cela reste encore fort intellectuel. Cela nourrit notre intelligence et parfois cela touche nos coeurs.
Nous sommes plus que cela. Nous avons un corps et cela veut dire que nous avons besoin de voir, de sentir, de goûter ce qui se passe autour de nous et même en nous. C’est cela que le Fils de Dieu a voulu faire en se faisant homme.
Il n’a pas seulement voulu faire de grands signes depuis le ciel, ou nous envoyer des messagers qui parleraient à sa place. Non! Il a voulu se montrer, se laisser toucher, se laisser voir. C’est cela, le grand cadeau de l’Incarnation. Non pas un dieu abstrait et éloigné, un pur esprit qui ne parlerait qu’à des esprits, mais un Dieu qui a voulu partager avec nous la souffrance de la chaleur ou du froid, la douleur de la tristesse, et les petits moments de bonheur avec des amis ou en famille.
L’Eucharistie n’est donc pas tombée du ciel par accident. Elle fait partie du grand projet de Dieu de se rendre immédiatement accessible. Nous pouvons toucher Dieu, nous pouvons le voir, nous pouvons le recevoir. C’est tout d’abord une nourriture pour la route, pour notre route sur la terre. Comme des voyageurs prennent leur pique-nique quand ils partent pour un long voyage, de la même façon nous avons nous aussi notre propre nourriture pour la route de la vie, mais ce n’est pas nous qui l’avons préparée, c’est Dieu qui nous l’a donnée.