Dimanche dernier, l’évangile nous parlait du grain qui tombait sur la route, dans les ronces ou dans de la bonne terre, c’est-à-dire qu’il nous parlait de la façon avec laquelle nous recevons la Bonne Nouvelle. Aujourd’hui il nous parle du bon grain et de l’ivraie, c’est-à-dire de la façon avec laquelle nous laissons croître en nous cette Bonne Nouvelle. Et on voit que c’est à ce moment-là que commencent les problèmes.
Personne n’est tout à fait parfait dans une communauté et nous avons tous de bonnes raisons de nous plaindre de l’un ou de l’autre. C’était déjà comme cela à l’époque de Jésus. Deux des apôtres étaient tellement impulsifs et violents que Jésus les avait appelés les fils du tonnerre (Marc 3, 17), et pourtant ce sont eux qui ont accompagné Pierre quand Jésus a été transfiguré (Marc 9, 2). C’était parce que, malgré leur caractère vif et emporté, ils étaient nourris d’une foi profonde et animés d’un grand amour pour Jésus-Christ.
C’étaient eux qui avaient demandé à Jésus d’être assis à côté de lui, à sa droite et à sa gauche (Marc 10, 35 - 45). Ils demandaient donc la première place, ce qui a provoqué l’indignation et la colère chez les autres apôtres.
Ils devaient encore apprendre en quoi consistait le vrai service auprès de Jésus, non pas prendre la première place, mais accepter celle de serviteur.
Et ils sont devenus de grands missionnaires et de grands prédicateurs de la foi chrétienne.
Il y avait donc déjà, dès le début, des querelles et de la jalousie à l’intérieur du groupe des apôtres. Alors à plus forte raison en est-il de même dans nos communautés paroissiales et même dans nos familles. Le Christ, lui, n’est pas venu pour écraser les fautifs et les imparfaits. Il a même accepté Judas dans son groupe d’apôtres alors qu’il savait qu’il allait le trahir, mais il voulait lui donner une chance de pouvoir se convertir.