Le plus curieux dans ces deux petits récits, c’est de savoir quels pourraient être ces chercheurs, à quoi pourraient-ils ressembler, en quoi nous ressemblent-ils ?
Il y a tout d’abord ce chercheur de trésor.
On en connaît ou on a entendu parler de ces curieux personnages qui passent tout leurs weekends dans les forêts ou dans les marécages à la recherche d’un vieux trésor oublié. Cela peut être le fameux trésor des Templiers, ou encore un trésor caché par les nazis au moment de la Libération, ou encore les quelques économies cachées par d’honnêtes citoyens qui fuyaient l’avance des Allemands en 1940. Ces chercheurs de trésor utilisent parfois des instruments très sophistiqués pour entreprendre leurs investigations. Cela peut être un détecteur de métaux, ces espèces de poêles plates qu’ils portent au bout d’un long bâton et qui envoient des ondes sur la terre pour repérer des métaux enfouis sous le sol. Ils sont vraiment obsédés par leurs recherches. Ils lisent toutes sortes de livres d’histoire sur la guerre ou sur le Moyen Âge. Ils y pensent tout le temps.
D’une certaine manière, ils pourraient être pour nous des modèles. Nous aussi, nous cherchons un trésor, un grand trésor, l’amour de Dieu. Mais nous n’utilisons pas de détecteurs de métaux, ni d’appareil compliqué.
Nous utilisons notre coeur qui a soif de Dieu. Nous aussi, nous cherchons dans les livres les traces de cette présence de Dieu dans notre vie.
C’est la Bible, que nous lisons ou que nous écoutons tous les dimanches. Nous aussi, nous sommes prêts à consacrer du temps pour cette recherche. C’est pourquoi nous sommes ici dans cette église pour rencontrer Dieu dans sa Parole, dans son eucharistie et dans son peuple, celui de l’Église.