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Répertoire
Philippe Henne
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17ème Dimanche ordinaire

La perle rare

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Cabmok, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Le plus curieux dans ces deux petits récits, c’est de savoir quels pourraient être ces chercheurs, à quoi pourraient-ils ressembler, en quoi nous ressemblent-ils ?

Il y a tout d’abord ce chercheur de trésor.

On en connaît ou on a entendu parler de ces curieux personnages qui passent tout leurs weekends dans les forêts ou dans les marécages à la recherche d’un vieux trésor oublié. Cela peut être le fameux trésor des Templiers, ou encore un trésor caché par les nazis au moment de la Libération, ou encore les quelques économies cachées par d’honnêtes citoyens qui fuyaient l’avance des Allemands en 1940. Ces chercheurs de trésor utilisent parfois des instruments très sophistiqués pour entreprendre leurs investigations. Cela peut être un détecteur de métaux, ces espèces de poêles plates qu’ils portent au bout d’un long bâton et qui envoient des ondes sur la terre pour repérer des métaux enfouis sous le sol. Ils sont vraiment obsédés par leurs recherches. Ils lisent toutes sortes de livres d’histoire sur la guerre ou sur le Moyen Âge. Ils y pensent tout le temps.

D’une certaine manière, ils pourraient être pour nous des modèles. Nous aussi, nous cherchons un trésor, un grand trésor, l’amour de Dieu. Mais nous n’utilisons pas de détecteurs de métaux, ni d’appareil compliqué.

Nous utilisons notre coeur qui a soif de Dieu. Nous aussi, nous cherchons dans les livres les traces de cette présence de Dieu dans notre vie.

C’est la Bible, que nous lisons ou que nous écoutons tous les dimanches. Nous aussi, nous sommes prêts à consacrer du temps pour cette recherche. C’est pourquoi nous sommes ici dans cette église pour rencontrer Dieu dans sa Parole, dans son eucharistie et dans son peuple, celui de l’Église.

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Posti- ja telelaitos, via Wikimedia Commons

À côté de ces chercheurs de trésor, il y a les bijoutiers, ceux qui cherchent des pierres précieuses.

Là on a affaire à des spécialistes. Ils sont capables de discerner les vraies perles précieuses et les fausses. Et c’est très important pour eux, comme c’est très important pour nous. Ce serait dangereux de se laisser abuser par de faux prophètes ou par de faux prêtres qui annoncent le bonheur universel ou la guérison immédiate. Ils sont capables de faire danser toute une assemblée dans une église ou dans un temple. Ils peuvent passer à la télévision comme des vedettes de la chanson ou du cinéma, mais nous sentons bien que les choses essentielles ne se passent pas comme cela.

Les choses les plus importantes se passent dans le silence et la méditation.

C’est pour cela que Jésus défendait à ceux qu’il avait guéris de parler et de faire sa publicité.

Mais la grande différence entre ces chercheurs et nous, c’est que tout d’abord nous voudrions faire partager avec tout le monde la joie de connaître Jésus et de l’avoir découvert. Ce n’est pas quelque chose que nous voulons garder pour nous tout seuls. Et la plus grande différence, c’est que nous savons que Jésus n’est pas une caisse pleine d’or et d’argent que nous pouvons tenir dans nos bras et serrer contre notre coeur. C’est quelqu’un que nous apprenons tous les jours à découvrir.

Et c’est cela qui est beau : on n’a jamais fini d’apprendre à aimer, on n’a jamais fini d’apprendre à être aimé.

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