L’attitude de Jésus est encore une fois discordante et inadaptée. La foule est immense et il n’y a pas de pain pour nourrir tant de gens. Jésus ne donne pas de solution. Bien au contraire, il a l’air de dire aux apôtres que c’est eux qui doivent se débrouiller pour résoudre le problème. C’est bien souvent ce qui se passe aussi dans notre vie. Nous sommes confrontés à de graves difficultés.
Nous nous tournons vers le Seigneur et pas de réponse - semble-t-il.
Il en est de même dans tout l’Ancien Testament. Dieu ne bouleverse pas la situation mais il soutient son élu qui est dans la difficulté. Regardez Joseph qui a été vendu par ses frères. Dieu n’a pas envoyé une armée d’anges pour le libérer de l’esclavage, mais Dieu a éclairé son intelligence pour qu’il puisse interpréter les songes de ses codétenus en prison (Genèse 40 et 41). Il en été de même pour Daniel à la cour du roi Nabuchodonosor. Lui aussi a pu expliquer au roi la signification cachée de son rêve (Daniel 4). La leçon est la suivante : Dieu, ni personne ne peuvent aider quelqu’un qui ne veut pas se lever ou se relever.
Après une chute ou un malheur, il faut que ce soit la personne elle-même qui fasse le premier effort pour se relever.
Dans l’évangile d’aujourd’hui, c’étaient les disciples qui, d’eux-mêmes, dès le début, avaient été à la recherche de nourriture et qui avaient pu calculer le nombre de pains et de poissons disponibles. À partir de ce moment-là, Jésus a pu les multiplier.