Le cri de saint Pierre est le cri de toute l’humanité.
On a beau se boucher les oreilles, couper la télévision pour ne plus voir les informations, mais rien n’y fait. Nous sommes envahis par de mauvaises nouvelles. Les avions, les missiles et les drones bombardent les casernes militaires, les ponts et les ports, mais aussi les villes et les villages habités par d’honnêtes gens. Nul n’est épargné par la guerre et personne ne voit la fin de cette folie. Mais tout cela, ce ne sont plus de tristes nouvelles qui nous viennent de loin. Même ceux qui sont partis en vacances ont été confrontés aux immenses colonnes de fumée qui ont couvert le ciel alors qu’ils étaient à la plage ou dans les montagnes. Rien ne semble plus pouvoir arrêter la menace de la guerre et des catastrophes naturelles. Alors, comme Pierre et avec lui, nous crions : « Seigneur, sauve-nous. »
Et pourtant Pierre, comme tous les autres apôtres, avaient vu le même jour Jésus multiplier les pains et nourrir une foule immense. Et pourtant, nous, chacun d’entre nous, nous avons eu de beaux moments avec notre conjoint, des moments où ensemble nous avons traversé de grandes difficultés. Nous étions comme Marie et Joseph dans le désert en route pour l’Égypte, pour sauver le petit, Jésus, qui venait de naître. Il n’était alors pas question de s’arrêter, de partir et de tout laisser tomber. Il fallait continuer parce qu’il n’y avait plus personne d’autre que Marie et Joseph, et que l’un et l’autre ont appris à compter sur le conjoint. Oui, bien sûr, Joseph n’était pas un héros, mais il était courageux, fort et patient. Il ne se plaignait pas. Il marchait, fidèle, tirant sur la corde pour que l’âne le suive. Et c’est ainsi qu’il a sauvé Marie et Jésus.