Cette dernière parole de l’évangile d’aujourd’hui me paraît particulièrement bien adaptée à notre situation actuelle.
Tout d’abord, parce que beaucoup d’entre nous se plaignent de voir les églises se vider et les communautés dominicales vieillir sans signe d’un abondant renouvellement. C’est avec envie et parfois jalousie que certains regardent à la télévision les belles messes retransmises où une foule nombreuse est réunie autour d’un grand nombre de prêtres, tout cela au milieu de beaux chants et de belles liturgies. C’est vrai que ces grandes manifestations nous touchent par leur beauté et par leur ampleur. Le danger, c’est qu’après cela on a tendance à regarder avec un peu avec un peu de regret nos petites communautés vieillissantes.
Alors se pose la question de savoir ce que Dieu attend de nous devant un tel contraste. Doit-on fuir nos petites églises un peu vides pour nous réfugier devant notre écran de télé ou ne devons-nous pas considérer nos messes dominicales comme des oasis dans le désert de notre société souvent individualiste et indifférente à la foi chrétienne ?
Une oasis, c’est tout d’abord un petit point perdu dans un grand désert, mais ce n’est pas parce que c’est petit que c’est triste.
Bien au contraire, une oasis est un lieu de repos, de joie et de réconfort. Les nomades, dans leur longue marche solitaire dans le désert, attendent et espèrent le moment où ils pourront se reposer dans la prochaine oasis. C’est cela que bon nombre de nos messes paroissiales sont souvent : des lieux de repos et de fraternité. C’est cela que la télévision ne pourra jamais apporter, le contact réel et concret avec des frères et des soeurs.