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Répertoire
Chuyen Pham
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25ème Dimanche ordinaire

Le visage d’un Dieu généreux

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Notre logique humaine aime les comptes exacts. Nous calculons le temps, les mérites, les efforts, convaincus que chacun doit recevoir strictement selon son dû. C’est la justice des hommes. Mais l’Évangile de ce jour vient bousculer nos certitudes pour nous révéler le véritable visage de Dieu : un Visage riche en miséricorde, dont la bonté dépasse infiniment nos petits calculs.

La parabole des ouvriers de la dernière heure nous déconcerte parce que le maître du domaine paie un denier à ceux qui ont peiné toute la journée, tout comme à ceux qui n’ont travaillé qu’une seule heure. Pour nos esprits comptables, cela ressemble à une injustice. Pourtant, le maître ne lèse personne : il respecte le contrat fixé avec les premiers, tout en faisant grâce aux derniers.

Le problème des premiers ouvriers ne vient pas d’un manque de salaire, mais d’un regard envieux.

Le maître leur lance alors cette question percutante : « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »

Le prophète Isaïe nous l’annonçait déjà : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins. » La justice de Dieu n’est pas une comptabilité, elle est pure générosité. Comme nous le rappelle la tradition de l’Église : « Le denier remis à chaque ouvrier, c’est la Vie éternelle. Or, la grâce de Dieu ne se mesure pas à l’ancienneté. »

Qu’on soit saint depuis le berceau ou converti à la dernière heure, Dieu se donne tout entier à chacun.

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La sagesse spirituelle nous enseigne que « le Seigneur ne mesure pas la durée du travail, mais la ferveur du cœur. »

Pour Dieu, il n’y a pas de ‘derniers venus’ indignes : il n’y a que des enfants attendus.

À ceux qui sont restés sur le bord du chemin toute la journée parce que personne ne les a embauchés — les oubliés, les blessés de la vie —, Dieu offre la même dignité et le même amour.

Saint Paul nous montre l’attitude du disciple qui a contemplé ce Visage de miséricorde : « Pour moi, vivre c’est le Christ. » Lorsque le Christ remplit notre vie, nous cessons de comparer nos mérites à ceux des autres. Nous ne servons plus le Seigneur pour accumuler des récompenses, mais par pure reconnaissance d’avoir été appelés à travailler à sa vigne.

Aujourd’hui, mesurons la chance d’être invités à la vigne du Seigneur. Libérons notre cœur des jalousies et des calculs étroits. Demandons la grâce de poser sur nos frères le même regard que Dieu pose sur nous : un regard plein de bonté, de tendresse et de gratuité.

Seigneur Jésus, donne-nous un cœur pur, délivre-nous de la comparaison et apprends-nous à nous réjouir de la bonté que Tu manifestes à chacun de tes enfants. Amen.

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