Dans la première lecture de ce jour, on trouve cette phrase étonnante : « Le Seigneur a pris Cyrus par la main ». C’est étonnant que la Bible présente ainsi ce geste d’aide et de protection de la part du Seigneur à l’égard d’un roi étranger, qui adorait des dieux païens. C’était parce que Cyrus était un roi perse, dans l’Iran actuellement. Il avait envahi la Mésopotamie et la Palestine. Il avait décidé de libérer les Juifs qui étaient retenus en exil à Babylone et il leur avait permis de reconstruire le Temple de Jérusalem.
On comprend mieux pourquoi Cyrus était considéré comme un Messie, un libérateur par le peuple juif. C’était Nabuchodonosor, le roi de Babylone, qui avait déporté les nobles juifs vers la Mésopotamie. Et pendant plusieurs siècles, les Juifs se lamentaient et espéraient pouvoir revenir dans leur terre ancestrale, la Palestine.
Et voilà qu’un roi étranger, brutalement, soudainement, leur permettait de rentrer chez eux et même de reconstruire le Temple détruit par les Babyloniens.
On imagine la joie et le bonheur de tous ses exilés. Ils se sont dit : « si le roi Cyrus a pris une telle décision, c’est parce que le Seigneur l’a éclairé et conseillé ». Une telle décision ne pouvait avoir qu’une origine divine. Cyrus s’était laissé guider par le Seigneur. Le Seigneur l’avait guidé par la main.
Et c’est ce que nous souhaitons tous : que nos dirigeants politiques, au niveau national comme au niveau local, se laissent guider par le Seigneur, et non pas par leur ambition ou par leurs intérêts personnels. On le voit bien : la recherche de l’argent et du prestige conduisent à la guerre et à la destruction.