Les pharisiens pensaient tendre un piège parfait à Jésus... mais Jésus, lui, leur demande simplement une pièce ! Et en observant ce denier de l’impôt, il pose une question d’une précision remarquable : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? »
Il y a là deux choses : un visage gravé sur le métal, et un titre inscrit autour. La pièce porte l’image de César et proclame sa grandeur. Et Jésus répond : « Rendez à César ce qui est à César... » Laissez au monde le métal, les titres et les prétentions qui lui appartiennent.
Cependant, la question du Christ traverse les siècles et s’adresse aujourd’hui à chacun de nous :
« Et toi, quelle effigie et quelle inscription portes-tu dans ton cœur ? »
Saint Augustin résumait ce mystère avec une clarté lumineuse : « César cherche son image sur la pièce de monnaie ; Dieu, lui, cherche son image dans ton âme ! »
César a gravé son effigie sur des pièces de monnaie, tandis que Dieu a gravé la sienne au plus profond de notre être. Sur notre cœur, l’effigie, c’est le visage même du Christ imprimé au jour de notre baptême. Et l’inscription, c’est cette promesse de la première lecture : « Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. »
Or, soyons lucides : quand une société cherche à se passer de Dieu, elle finit par se retourner contre elle-même.
Quand on évince le Créateur, les hommes ne tardent pas à se fermer les uns aux autres, et la nuit devient bien plus longue que le jour.