En ce chemin du Carême, la Liturgie nous invite aujourd’hui à quitter un instant le désert aride pour gravir une haute montagne, là où le Seigneur s’est transfiguré. On pourrait se demander : pourquoi, au milieu de ces jours de pénitence et de sacrifice, le Seigneur nous donne-t-il de contempler une telle gloire ?
La réponse se trouve dans le cœur de Dieu
Il nous montre la destination du bonheur pour nous donner la force de porter notre propre croix tout au long du chemin qui reste à parcourir.
La Parole de Dieu nous appelle à transformer notre regard sur la souffrance. Il y a une vérité importante que nous devons affirmer : le christianisme n’est pas une religion qui adore la douleur. Notre Dieu n’est pas un tyran cruel qui trouverait sa joie dans les larmes des hommes. Jamais !
Pourtant, il y a ici un mystère sublime : Dieu a choisi précisément le chemin de la souffrance pour exprimer son amour infini.
Cet amour ne reste pas à distance pour nous consoler avec des paroles vides. Il s’est incarné pour souffrir avec nous, pour pleurer avec nous. Regardez le cœur des parents ou de ceux qui prennent soin de nous : par amour, ils acceptent de veiller tard, de travailler dur et de se sacrifier. Ils n’aiment pas le malheur ; au contraire, ils puisent dans l’amour pour leurs enfants la force d’offrir leur propre vie. Pour eux, le sacrifice n’est plus un fardeau, il est devenu le langage et la lumière la plus pure de l’amour.