La miséricorde, c’est une réalisation pratique de l’amour.
C’est pour cela que faire miséricorde, c’est pardonner. Alors on comprend mieux pourquoi l’évangile d’aujourd’hui est bien adapté à cette méditation. Quand on lit l’évangile d’aujourd’hui, notre attention est toute tournée vers saint Thomas et de son incrédulité, mais on oublie qu’à la fin de sa première apparition, Jésus ressuscité souffle son Esprit sur les apôtres présents et leur donne le pouvoir de pardonner les péchés. Alors, quand Jésus revient, il met en application ce qu’il a recommandé : il pardonne. Il ne fait pas de reproches à Thomas, il ne se fâche pas, il se met à son niveau : il l’invite à faire ce qu’il voulait faire pour avoir la preuve que Jésus était bien ressuscité, mettre son doigt dans la trace des clous et dans la plaie de son côté. Jésus n’est pas ressuscité pour juger et condamner, mais pour se réconcilier ses enfants dispersés. C’est pour cela que le plus bel exemple de la miséricorde divine, c’est la parabole du fils prodigue. Le père est tellement heureux de revoir son fils égaré qu’il lui saute au cou et qu’il organise une grande fête.