Les jeunes filles insouciantes n’avaient plus d’huile et n’ont pas pu rentrer dans la salle des fêtes pour le mariage de leur ami. Quelle est cette huile dont nous avons besoin pour rencontrer Jésus-Christ ?
C’est l’huile de l’amour, c’est du moins ce qu’Origène, un grand théologien égyptien du troisième siècle nous dit encore aujourd’hui.
Que vient faire l’amour ici dans cette parabole ? Les dix jeunes filles, les prévoyantes, comme les insouciantes, n’étaient-elles pas pleines d’amour pour leur ami ? N’était-ce pas la raison pour laquelle elles étaient prêtes à attendre toute la nuit, dans le froid, à l’extérieur, jusqu’à ce qu’il vienne enfin ?
Oui, mais la nuit était longue et l’amour s’était refroidi.
C’est là le danger que nous courons tous dans notre vie affective, que ce soit avec notre conjoint, nos enfants, ou même nos parents. Les années passent et l’élan d’amour s’essouffle. Les habitudes s’installent, la monotonie commence à tout ronger, il ne reste plus que la coexistence pacifique ou la sombre indifférence.
L’amour est toujours basé sur l’inquiétude d’être oublié, abandonné par celui qu’on aime. On entend encore le cri d’angoisse de Marie quand elle a retrouvé son fils Jésus dans le Temple de Jérusalem après trois jours d’absence : « Comment as-tu pu nous faire cela, à ton père et à moi ? Nous laisser trois jours sans nouvelles ! » Quand on est inquiet, on cherche toujours à raviver la flamme de l’amour et de la tendresse. On cherche toujours à savoir comment faire pour lui plaire, pour qu’on reste toujours unis.