C’est effrayant d’entendre de telles paroles : « J’ai eu peur et j’ai caché mon talent dans un champ. » Cela n’est malheureusement pas rare.
Il y a des femmes qui ont peur de leur mari parce que, depuis qu’il a perdu son travail, il s’est à boire et qu’il est devenu violent. Que dire des enfants qui se cachent sous leur lit ou s’enferment dans une armoire parce qu’ils ont peur et qu’ils n’osent plus rien faire, même pas jouer ?
Est-cela vraiment que le Christ attend de nous ? N’était-il pas le premier à dire aux apôtres après sa résurrection : « N’ayez pas peur » ? Et il ajoute même pour les rassurer : « C’est moi. »
Voilà qui était tout différent de la manifestation du Seigneur sur le mont Sinaï. À ce moment-là, il y avait le tonnerre et les éclairs. Les Hébreux étaient tellement effrayés qu’ils avaient supplié Moïse de rester auprès du Seigneur et de les protéger de Sa présence (Exode 20,18). Elle était tellement forte et violente qu’ils se sentaient incapables de la supporter.
Et nous, avons-nous peur de Dieu ?
Faut-il le considérer tout simplement comme un frère et un copain sur le dos duquel on peut taper ? Non, il est évident que cela ne va pas.