Une situation difficile ou dangereuse peut devenir une opportunité pour réaliser de grandes choses.
Jean-Baptiste vient d’être arrêté. Jésus pourrait lui aussi subir le même sort. Pour éviter d’être jeté en prison par le roi Hérode, Jésus quitte Nazareth. C’était un petit village. Les soldats auraient pu facilement le trouver. Il part pour Capharnaüm. C’était une ville. Il y avait plus beaucoup de monde. C’était plus difficile de le repérer. Mais c’était un port au bord de la mer de Galilée. Il y avait beaucoup d’étrangers. Les juifs se plaignaient de ne plus être chez eux. En Palestine, les gens se moquaient de Capharnaüm. Pour eux, c’était la « Galilée des nations », c’est-à-dire une terre où tout le monde se sentait étranger. C’est pour cela que le prophète a dit que c’était un peuple qui marchait dans les ténèbres. Pour les uns, les ténèbres, c’était la souffrance de la séparation, de l’exil. Pour les autres, c’était la difficulté de s’adapter à des gens différents, à des habitudes inhabituelles. Et c’est parfois l’étonnement, comme quand nous découvrons qu’il y a des gens qui n’aiment pas les frites et préfèrent le riz !
Et voilà qu’un grande lumière se lève sur Capharnaüm et ses ténèbres : c’est Jésus qui parle à tout le monde et qui rassemble tout le monde. Il y a quelque chose de plus important que la nostalgie de son pays et de son origine. Il y a le plaisir d’appartenir à un nouveau peuple, à une nouvelle nation, celle du royaume de Dieu, parce que, dans ce royaume, il n’y a plus de querelles de langues, de tribus, de nations. Il n’y a plus qu’un seul peuple qui prie le même Dieu. C’est pour cela que nous avons tous laissé à la porte de l’église nos vieilles querelles parce que nous sommes ici pour apprend à devenir des frères et des soeurs.