Dans nos vies modernes, si souvent bousculées par tant de préoccupations, n’avez-vous jamais eu l’impression d’être assaillis par un trop-plein de sons ? Le tumulte de la ville, les soucis du quotidien ou encore les flots d’opinions contradictoires sur les réseaux sociaux. Au milieu de cette « jungle » de bruits, nous nous sentons parfois perdus et désemparés, ne sachant plus où se trouve la vérité ni quel chemin mène au vrai bonheur.
La Parole de Dieu nous propose aujourd’hui une image touchante et familière : celle du troupeau et de son berger. Ici, le secret pour ne pas s’égarer ne réside pas dans la sagesse intellectuelle, mais dans une communion du cœur. Jésus nous l’affirme : « Les brebis écoutent sa voix... et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. »
Reconnaître la voix du Seigneur, c’est faire preuve de cette finesse d’âme qui naît de l’intimité avec la grâce.
Cette familiarité ne s’improvise pas ; elle est le fruit d’un « demeurer avec ». Tout comme la brebis est conduite, soignée et protégée chaque jour par son berger, nous ne pouvons reconnaître la voix de Dieu que si nous prenons le temps de nous taire en sa présence, en lisant la Bible et en priant. Lorsque notre cœur est familier de la voix du Seigneur, nous discernons naturellement les « voix étrangères » de l’ambition, de la haine ou des tentations futiles, et nous nous en détournerons.
Il y a encore plus merveilleux. Jésus ne se contente pas de dire qu’il est le berger ; il affirme également : « Je suis la porte. »
Pourquoi cette image de la porte ?
Autrefois, au Proche-Orient, lorsque le berger emmenait ses troupeaux paître loin des villages, il les rassemblait pour la nuit dans des enclos de fortune ceints de pierres. Ces enclos n’avaient pas de porte en bois solide, mais une seule ouverture. Et savez-vous ce qui se passait à la tombée de la nuit ? Le berger se couchait en travers de cette ouverture. Son corps lui-même devenait alors la porte. Aucune brebis ne pouvait sortir sans marcher sur lui, et aucun loup féroce ne pouvait entrer sans fouler son corps en premier.
Cette image révèle l’amour immense et la protection sans faille de Dieu. Jésus, notre Bon Pasteur, ne dirige pas son troupeau de loin. Il est à nos côtés jour et nuit, dans la paix comme dans le péril, par beau temps comme par mauvais temps. Il ne détourne jamais les yeux de notre souffrance ni des dangers qui nous guettent. Il a donné sa propre vie, son propre corps, sur la croix, pour protéger nos âmes comme un rempart.