Nous sommes toujours dans le dernier discours prononcé par Jésus à la fin de la dernière Cène. La semaine dernière, nous avons qu’il avait consolé ses disciples, lui qui allait être condamné à mort. Il leur avait dit : « Que votre coeur ne soit pas bouleversé ». Maintenant il va plus loin encore : il leur annonce qu’il va leur envoyer de l’aide, le Saint-Esprit qu’il appelle le défenseur.
Pourquoi appelle-t-il l’Esprit Saint le défenseur ? Bien entendu parce qu’il prévoit que ses disciples connaîtront la persécution et même la mort à cause de leur foi en lui. L’Esprit Saint agira comme un avocat auprès des disciples menacés et persécutés.
Mais que pourrait bien faire l’Esprit Saint, comme avocat devant la cour de justice romaine ? Il ne sera pas là pour plaider la cause des disciples. C’est matériellement impossible. C’est parce que la traduction française est trop étroite.
Le terme grec paraclet qui est utilisé dans l’évangile désigne quelqu’un qui est appelé pour se tenir à côté de quelqu’un, comme un avocat devant une cour de justice, mais aussi comme un guide auprès des voyageurs dans un pays inconnu.
C’est un peu comme l’ange Raphaël dans le Livre de Tobie. Tobie devait partir dans un pays lointain pour y chercher une femme de sa tribu. La route était longue et les contrées inconnues. Le Seigneur envoya donc un de ses archanges, Raphaël, qui non seulement conduisit Tobie au bon endroit, à l’aller comme au retour, mais l’archange Raphaël guérit également Tobit, le père de Tobie, qui était devenu aveugle.