Il arrive parfois que, dans le tumulte du monde ou jusque dans l’intimité de nos foyers, un vide intérieur nous envahisse, comme une solitude sans fond. C’est ce que nous pourrions appeler « la détresse de l’orphelin ». Il ne s’agit pas de l’absence biologique de parents, mais de ce sentiment de marcher seul face aux tempêtes, de devoir lutter par ses seules forces, oubliant qu’une présence aimante veille réellement sur nous.
Jésus rejoint cette inquiétude qui habite nos cœurs. Notre Seigneur nous confie une promesse qui vient transfigurer notre espérance : « Je ne vous laisserai pas orphelins ». Il s’engage à nous envoyer un autre Défenseur. En grec, le terme est Parakletos : littéralement, celui que l’on appelle à ses côtés pour ne plus jamais être seul.
L’Esprit Saint n’est pas une idée abstraite. Il est une présence vivante, un compagnon fidèle qui marche à notre pas tout au long de l’existence.
Quand le monde nous éprouve, quand notre cœur s’alourdit sous le poids du quotidien, il ne reste pas à distance ; il se tient là, tout près, pour nous porter, nous consoler et murmurer à notre âme : « Tu n’es pas seul, je suis avec toi ».
Pourtant, comment entrer en communion avec ce Consolateur silencieux ? Jésus nous en révèle le secret : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ».
L’obéissance n’est pas une servitude, elle est l’épanouissement de l’amour.
Regardez l’image d’un cerf-volant qui s’élance vers l’azur. Le fil qui le retient semble limiter son envol ; en réalité, c’est grâce à ce lien précieux qu’il peut s’élever et braver les vents. Que le fil se rompe, et le cerf-volant, loin de devenir plus libre, s’égare, tourbillonne et finit par tomber. Les commandements de Dieu sont ce « lien d’amour » qui nous amarre à la Source de Vie. En choisissant la bonté, le pardon et la charité, nous gardons ce fil intact. C’est par ces actes concrets que nous laissons l’Esprit Saint agir en nous.