A quoi bon être chrétien ? C’est se compliquer la vie :
il faut aller à la messe tous les dimanches, et on ne peut pas faire ce qu’on veut. Il est interdit d’aimer qui on veut, comme on veut. Bref, il est interdit de profiter de la vie. D’ailleurs, quand l’Eglise parle, c’est toujours pour condamner : la pilule, l’avortement, les sorties, les fêtes.
Voilà ce qu’on entend souvent autour de soi. La religion apparaît comme un carcan, un corset qui étouffe la créativité et la vie. Et ce n’est pas l’évangile d’aujourd’hui qui va apporter un peu d’air frais. Au contraire, Jésus alourdit et renforce les lois déjà existantes. Il a l’air intransigeant, vraiment pas commode.
Et pourtant c’est lui qui a accueilli Zachée, le percepteur d’impôts pas très honnête. C’est lui aussi qui n’a pas jeté de pierre sur la pécheresse publique. Comment peut-on donc concilier ces deux aspects diamétralement opposés : d’un côté la rigueur extrême et de l’autre l’accueil absolu.
C’est parce qu’il ne faut pas confondre la feuille avec la racine, le but avec la conséquence.
Un arbre produit de bons fruits quand il plonge ses racines dans un sol fertile et qu’il peut ainsi recevoir de bons éléments de la terre nourricière pour en faire une sève féconde. C’est en plongeant profondément dans l’amour de Dieu que l’on peut devenir comme le Christ, généreux et désintéressé.