Le Christ est remonté au ciel et le monde semble bien vide ou, plus exactement, le monde semble rempli de violence et de menaces. Pourquoi le Christ est-il monté au ciel ? Pourquoi n’est-il pas resté avec nous ? Notre coeur est bien triste et souffre de cette absence. C’est vrai que nous sommes un peu comme les apôtres dans la première lecture : nous regardons là-haut vers le ciel, les bras ballants, sans trop savoir ce que l’on doit faire. Et pourtant c’était une bonne chose que le Christ remonte au ciel. Autrement, les apôtres seraient tout le temps restés auprès de lui et nous n’aurions pas connu son amour.
C’est parce que le Christ est remonté au ciel que les apôtres sont partis courir partout dans le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle. C’est ce qui est proclamé dans l’évangile d’aujourd’hui : le Christ leur avait donné cet ordre : « Allez ! De toutes les nations, faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Le départ du Christ ne les avait pas plongés dans un océan de tristesse et de dépression.
Ce départ les avait, semble-t-il, stimulés pour accomplir de grandes choses.
Eux qui suivaient le Christ, le regardaient sans rien faire, l’écoutaient sans l’interrompre ou le contredire, les voilà qui maintenant partaient tout joyeux dans le monde entier. Ils allaient dans des pays qu’ils ne connaissaient, au milieu de peuples dont ils ne connaissaient pas la langue, ni les coutumes. C’était avec audace et une certaine témérité qu’ils passaient de villes en villes au risque d’être rejetés et humiliés. Mais c’était plus fort qu’eux. Le Christ parti, il fallait qu’ils aillent partout parler de lui.