Alors que nous célébrons la solennité de l’Ascension, nous nous posons peut-être tous la même question : pourquoi Jésus monte-t-il au ciel ? Part-il vers un lieu lointain, quelque part derrière les nuages, comme pour prendre une retraite bien méritée ? Abandonne-t-il ce monde rempli d’angoisse et de souffrance ?
En réalité, l’humanité d’aujourd’hui consacre beaucoup d’énergie et des milliards de dollars à l’exploration spatiale, en quête de traces de vie extraterrestre. Nous avons soif de savoir si nous sommes seuls dans l’immensité de l’univers. D’ailleurs, nous attendons toujours avec impatience que les télescopes de la NASA nous envoient enfin un selfie d’un petit bonhomme vert !
Pourtant, le mystère de l’Ascension affirme une vérité stupéfiante : cet « Extraterrestre » – le seul, le vrai, Celui qui n’appartient pas aux limites étroites de cette terre – est déjà venu. Il a demeuré parmi nous et vient d’achever son voyage retour. Jésus a dit : « Moi, je ne suis pas de ce monde » (Jn 8, 23). Par ces mots, Il ne parlait pas d’une distance géographique, Il évoquait une origine transcendante.
Il est comme une lumière venue de l’extérieur qui déchire l’obscurité d’une pièce close. N’appartenant pas au système du péché et de la finitude, Il est le seul capable de déraciner la mort pour nous élever avec Lui.
L’Ascension n’est donc pas seulement le retour triomphal du Christ vers son Père, c’est aussi la révélation de notre propre destin céleste.
Bien qu’Il soit monté au ciel, Il reste avec nous ; et nous, bien qu’étant encore sur terre, nous sommes déjà au ciel avec Lui. Le Seigneur monte au ciel afin de fortifier notre espérance et élever nos cœurs. L’amour tend toujours vers l’être aimé.