Par deux fois, Jean-Baptiste a rencontré Jésus. La première fois, il était encore dans le ventre de sa mère lors de la Visitation. Jean avait bondi de joie en reconnaissant Jésus et Élisabeth, sa mère, avait aussi exulté de joie : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » La deuxième fois, c’est celle-ci, quand Jésus vient au bord du Jourdain pour recevoir le baptême de Jean. Celui-ci le reconnaît aussitôt avant même que Dieu le Père ne parle et que l’Esprit ne descende sur Jésus. Jean a eu cette grâce particulière de pouvoir reconnaître le Christ vivant, présent devant lui.
C’est à nous, à chacun d’entre nous de prier pour avoir cette même grâce : reconnaître la présence de Jésus dans notre vie.
Ce n’est pas évident et nous le savons bien. Il nous arrive parfois de faire de belles rencontres, mais c’est souvent après cela que l’on s’en rend compte. On se dit : « Il s’est passé quelque chose de merveilleux. » C’était comme un moment de paix et d’épanouissement personnel. On a vraiment existé grâce à cette personne qu’on vient de rencontrer. Il ne s’agissait plus de prouver quelque chose, de prouver qu’on était le plus fort ou le plus intelligent. C’était simplement un moment où s’ouvrait devant un vaste champ où l’atmosphère était douce été paisible, où tout semblait possible. Mais cela, nous le comprenons en général après, quand tout est fini et que l’autre personne est partie. Jean, lui, avait compris cela tout de suite.