Quel miracle ! L’Esprit Saint souffle et tout le monde parle toutes les langues possibles et imaginables : l’élamite, le phrygien, l’égyptien, et encore beaucoup d’autres. Cela résoudrait tous les problèmes linguistiques en Belgique. Vous imaginez : pouvoir parler flamand sans difficultés ! Finies les querelles et les disputes sempiternelles entre francophones et néerlandophones.
Mais ne rêvons pas ! Que s’est-il donc passé le jour de la Pentecôte à Jérusalem ? Les apôtres étaient-ils devenus de parfaits polyglottes, maîtrisant le français, le néerlandais et l’anglais ? Bien sûr que non. Ce qui s’est passé était encore plus beau. Ces pèlerins qui étaient à Jérusalem étaient tout surpris de comprendre ce qu’on leur disait. Non pas parce qu’on parlait leur langue, mais parce qu’on parlait tout simplement de la place de Dieu dans leur vie de tous les jours. C’est ce qu’essaient de faire les politiciens pour gagner les élections : ils veulent nous prouver qu’ils nous comprennent et qu’ils prennent notre défense. Parfois ça marche, mais cela paraît parfois un peu artificiel.
Et voilà que, par surprise, des Galiléens, c’est-à-dire des gens sans grande culture, ni formation intellectuelle, venaient leur annoncer que le Christ qu’on avait crucifié était vivant et qu’il était vraiment Dieu, et que la vie de tous les jours était déjà illuminée par cette présence et par cet amour.