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Vigile de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: Saint Dominique

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Pour comprendre le mystère qui nous rassemble en cette nuit, il y a peut-être lieu de prendre le temps d’observer les saumons. Je dis bien les saumons. Ces derniers remontent les rivières et vont donc à contre-courant. Un peu comme ce que nous commémorons depuis plusieurs jours. Dieu lui-même est allé à contre-courant. Les disciples du Christ attendaient le libérateur d’Israël et hier, nous nous sommes rappelés sa mort sur la croix. Les trois femmes vont au tombeau le retrouver et elles découvrent un lieu vide. Elles ont cru qu’il était mort et rapidement elles feront l’expérience qu’il est vivant. Tout va bien à contre-courant.

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5ème dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 5ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

Voilà que Jésus est ému, saisi par la crainte de mourir. Comment Dieu peut-il avoir peur ? Comment peut-il douter ? Cela paraît être un moment de faiblesse. Comment Dieu peut-il connaître un moment de faiblesse ? C’et de genre de phrases dans l’Evangile qui a jeté beaucoup de chrétiens dans de mauvaises interprétations.

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4ème dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 4ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

On a un peu l’impression que cette phrase s’adresse à des gens d’une autre époque, une époque où tout le monde tremblait de peur devant un Dieu juste et sévère, une époque où les prédicateurs décrivaient les flammes de l’enfer pour que les gens se convertissent. Bref, une époque où les gens étaient écrasés par une autorité lourde et étouffante. Comment pouvait-on être heureux dans un tel climat infantilisant ?

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3ème dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 3ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Il n’y a pas de dicton qui décrit mieux cette colère du Christ que celui de reconnaître que, cette fois, « la moutarde lui est vraiment montée au nez ». Alors que nous avons toujours appris au catéchisme que Jésus était gentil, voilà que nous découvrons une autre facette de sa personnalité. Il peut, lui aussi, se mettre en colère. En fait, un peu comme chacun de nous. Combien de parents, d’enseignants, d’éducateurs ne se sont-ils pas un jour mis en colère car ils étaient tout simplement fatigués de répéter toujours la même chose et de ne pas avoir le sentiment d’être entendu. A un moment donné, il y a cette goutte qui fait déborder le vase. La colère surgit, elle est parfois un peu incontrôlée, voire violente. « Trop is te veel ». Cette attitude nous pouvons la comprendre voire l’excuser entre êtres humains. Mais comment la justifier pour le Fils de Dieu. Ce dernier avait une très bonne connaissance des Écritures. A son tour, il en a eu assez que le message envoyé par les prophètes depuis des centaines d’années n’étaient pas entendus. Ouvrons à notre tour notre Bible et redécouvrons tous ces passage où Dieu, par l’entremise de ses prophètes, s’adresse à son peuple. Commençons par Samuel: « Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? Oui, l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers » (15:22). Ensuite, Isaïe : « Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir » (1:11). Poursuivons avec Jérémie : « Que m’importe l’encens de Saba, ou les aromates d’une terre lointaine ? Vos holocaustes ne me plaisent pas, vos sacrifices ne me sont pas agréables » (6:20). Et ce n’est pas fini, Osée rappelle ce que Dieu lui a inspiré : « Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes » (6:6). Et enfin, le prophète Amos : « Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas » (5 :22).

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