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Commémoration des défunts

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: Commémoration des défunts

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Didier Croonenberghs

Un jour, un jeune homme s'agenouille au bord d'une rivière. Il plonge ses bras dans l’eau pour se rafraîchir le visage et là, dans l'eau, il voit l'image de la mort. Il se redresse très effrayé et lui dit :«Que me veux-tu ? Je suis jeune! Pourquoi viens-tu me chercher sans me prévenir ? »« Je ne viens pas te chercher, répondit la voix de la mort. Rassure-toi et rentre chez toi, car j’attends ici quelqu'un d'autre. Je ne viendrai pas te chercher sans te prévenir, je te le promets. »Le jeune homme rentre joyeusement chez lui. Il devient un homme, il se marie, a des enfants, et suit le cours de sa vie tranquille.Un jour d'été, se trouvant auprès de la même rivière, il s'arrête pour se rafraîchir. Et de nouveau il vit le visage de la mort. Il la salua et voulut se redresser. Mais une force terrible le maintient agenouillé au bord de l'eau.Il prends peur et demande : « Que veux-tu ? »«C'est toi que je veux, répondit la voix de la mort. Aujourd'hui je suis venue te chercher.»

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Toussaint

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: Toussaint

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Stéphane Braun

Hier c’était Halloween, l’ancienne fête celtique qui nous rappelait qu’il fallait vénérer et apaiser les morts pour éviter qu’ils nous entraînent dans leurs tourments. Halloween est devenue aujourd’hui une fête qui dénature la mort dans une caricature pour se faire peur. Demain, c’est la fête des morts, de la mémoire de tous ceux qui ont vécus parmi nous et nous ont quittés. Et aujourd’hui, c’est la fête de tous les saints, ceux que l’Église de la Gaule du VIIIème siècle a commencé à déclarer dans la plénitude de Dieu. Ceux que Jean voit dans la vision d’une foule immense rassemblant races, peuples et nations autour du trône de Dieu et de l’agneau.

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30ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 30ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Didier Croonenberghs

Vous savez probablement où se situe le « centre de gravité » d’un être humain? Il se trouve plus ou moins à hauteur de son nombril. Les athlètes professionnels dans cette assemblée auront sans doute un centre de gravité plus haut, et les femmes un peu plus bas, mais peu importe: il ne sera pas loin de cette partie de votre anatomie si facile à localiser —ou contempler pour certains— le nombril !

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29ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 29ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

Voilà la question piège : faut-il payer l’impôt à l’empereur romain ? Il ne s’agit pas de savoir si on accomplit son devoir de citoyen, mais il s’agit de savoir si on se soumet à l’autorité brutale et barbare d’un occupant impie et voleur. Le peuple saint, le peuple élu est pillé par l’occupant, car - -ou- le sait, et notre pays l’a vécu – quand une nation étrangère occupe un territoire, c’est aussitôt pour l’obliger à supporter l’effort de guerre et enrichir les occupants. Mais la situation est plus grave encore pour les Juifs de l’époque. Les Romains sont des païens. Rien que par leur présence ils souillent le sol sacré de la Terre Promise. Il ne faut pas oublier que quelques générations plus tôt c’était la révolte des Macchabées et que quelques années plus tard ce sera la première Guerre juive qui durera deux ans et aboutira à la destruction du Temple de Jérusalem. La question de l’impôt n’est pas une question d’honnêteté, mais une question de fierté nationale. Et la poser à Jésus, c’est le placer devant un dilemme : ou bien dire oui, et ce sera pour les pharisiens l’occasion d’accuser Jésus d’encourager la collaboration, non seulement reconnaître l’occupation injuste de la Terre Saine par l’ennemi, des païens, mais aussi encourager les Juifs à soutenir financièrement cette occupation impie, cette destruction de la sainteté nationale ; au contraire, dire non serait aussitôt considéré comme un appel à l’insurrection, à la désobéissance civile. Et ce serait alors avec un immense plaisir que les pharisiens iraient dénoncer ce Jésus aux autorités romaines. Et ce serait avec la satisfaction du devoir accompli que ces pharisiens iraient ainsi détruire un homme pour le bien de l’Etat, de l’Eglise et de la foi.

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