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Saint-Sacrement

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: Saint-Sacrement

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

Cela ne s'arrête pas. On pensait en avoir terminé avec les fêtes pascales set voilà qu'on nous rajoute la fête de la Sainte Trinité et maintenant celle du Saint Sacrement. Avec toutes ces fêtes, on est un peu désarçonné et on ne sait plus où donner de la tête. Il y a quinze jours, c'était la Pentecôte avec la fête du Saint Esprit. C'est maintenant la fête du Saint Sacrement avec Jésus ressuscité, présent dans l'hostie. On se méfie même de cette fête. Elle rappelle des images triomphalistes d'une certaine Eglise catholique avec des processions, des chars de fleurs, des enfants habillés en angelots. Se pose même la question de savoir s'il n'y a une petite pointe polémique, un vieux relent antiprotestant. Et pourtant, dès le début de l'Eglise, il y avait un goût, une passion pour le Saint Sacrement. Il y avait tout d'abord la conviction qu'on ne pouvait pas priver les malades et les absents de cette communion au pain consacré.

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Dixième dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 10ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Il y a une dizaine d'années, lorsque j'étais responsable de l'accueil des candidats à la vie dominicaine, je reçus un jour un beau spécimen. Il avait la quarantaine et il voulait entrer dans l'Ordre. Après quelques minutes, je découvris qu'il était déjà père de deux enfants. Je lui rappelai qu'il fallait que ces enfants soient majeurs et puissent subvenir à leurs propres besoins avant qu'il puisse envisager une vie religieuse consacrée.

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5ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 5ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Depuis plusieurs années, il y a quelque chose qui m'étonne et m'attriste dans notre monde occidental. Il s'agit du nombre de personnes tant hommes que femmes qui décèdent durant la première année de leur retraite. Alors qu'ils ont attendu ce moment pendant plusieurs décennies, voilà qu'ils ne profiteront pas de cette nouvelle étape de la vie. Une explication plausible serait la suivante. Dans notre société, nous sommes priés de conjuguer le verbe « faire » à tous les temps. Seul le « faire » importe et tellement il importe que parfois il nous emporte. Celles et ceux qui ne « feraient » pas ou qui ne feraient « plus » par décision volontaire ou par circonstances de la vie, n'ont plus droit au chapitre. Ils ne s'inscrivent plus dans cette société qui ne se définit que par son « faire ». Combien de fois, n'ai-je entendu des personnes qui se plaignaient que parce qu'elles ne travaillaient pas, on leur disait qu'elles ne pouvait pas comprendre la vie. Une telle conception de l'existence est à dénoncer à tout prix car le risque est grand : il est celui de nous identifier tellement à notre « faire » que lorsque nous ne faisons plus, nous n'existons plus. C'est comme si nous avions perdu notre propre identité. Je ne suis pas entrain de chercher à prôner une société fondée sur l'oisiveté, la fainéantise. Loin s'en faut. Je pense qu'il est plus que temps que nous remettions le « faire » à sa juste place et que tout être humain puisse à nouveau se définir par son « être ».

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4ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 4ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

« Je suis le bon pasteur, c'est-à-dire le vrai berger » : l'Evangile de Jean a ceci de caractéristique qu'il est le seul à présenter Jésus en train de dire : « je suis ». Il le fait à plusieurs reprises : je suis le pain de vie, je suis la lumière du monde, je suis la résurrection et la vie. Tous ces titres nous rappellent combien Jésus dépasse notre entendement. Dieu est plus grand que notre coeur et que notre intelligence. Tout ce que nous pouvons savoir de Dieu, ce n'est qu'un petit aspect de cette immense et insondable personnalité qu'est le Christ, qu'est Dieu. Voilà pourquoi il y a dans l'Eglise tant de mouvements et tant de tendances différentes. Il y a les conservateurs et les progressistes. Il y a les charismatiques et les fonctionnaires du culte. Toutes ces images de Dieu, toutes ces sensibilités dans la foi et dans l'engagement chrétien sont autant de cordes dans un piano, autant de fleurs différentes dans un bouquet. Tous ces différents titres donnés à Jésus sont autant de cris de joie et d'émerveillement devant la splendeur du Bien-aimé. Tout cela nous invite à la modestie et à la reconnaissance. Non ! Je ne suis pas plus malin qu'un autre. Je n'ai qu'une petite perception de l'immense et insondable mystère qu'est l'amour de Dieu pour chacun d'entre nous.

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